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- Youenn dans Le réchauffement climatique devrait se faire SERIEUSEMENT sentir à partir de 2009
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Climat : Le rendez-vous à ne pas manquer
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Pétrole, Energies, Ecologie, Europe
Du 7 au 18 décembre, ce qui sera décidé au sommet mondial de Copenhague sur le climat sera décisif pour notre avenir.
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La taxe Carbo-Sarko est une arnaque
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Elus verts, Energies, Politique, Ecologie, Economie
La « taxe carbone » proposée par Nicolas Sarkozy sera inefficace et injuste.
Le point sur la taxe carbone/CCE
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Energies, Grenelle de l’environnement, Faux écolos, Dans les médias, Economie, Ecologie, France
A l’occasion des universités d’été du PS à la Rochelle la taxe carbone/contribution climat-énergie (CCE) a été au coeur du débat à gauche entre les Verts et des figures du PS. Le sujet fait aussi débat à droite et le Gouvernement n’a toujours pas fait de proposition claire suite à la remise du rapport Rocard. Une chose est quasiment sûre : la CCE devrait être insérée dans le projet de loi de finances cette année et pourrait donc entrer en vigueur dès 2010. Réponse rapide à l’urgence climatique ou récupération politique avant les régionales de mars 2010 ?
Pour mieux comprendre, un point complet sur les diverses positions écolos et pas seulement :
Salon “Planète durable” : vraies nouveautés et … greenwashing
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Grenelle de l’environnement, Humour, Consommation, Agrocarburants, Bio, Dans les médias, Faux écolos, Ecologie
La semaine du développement durable touche à sa fin dans deux jours. C’était pas mal mais on espère déjà que ça ne deviendra pas un “deuxième 8 mars” : une fois par an on parle d’écologie mais le reste du temps on ne fait rien. Beaucoup de com’ en effet, mais où sont les actes ? On espère que le Grenelle 1 soit adopté avant l’été et, malgré l’urgence déclarée, on voit mal quand le Grenelle 2 le sera lui aussi.
Fait marquant pendant cette semaine du développement durable : le salon “Planète durable” se termine, quant à lui, aujourd’hui. Grosse présence médiatique, le passage de Chirac… pour sa 2ème édition ce salon a essayé de faire fort. Qu’en est-il en réalité ?
L’environnement passe au second plan
Par Adrien Saumier | Catégorie(s): Élections, Politique, Ecologie, Economie
Via FiveThiertyEight, j’apprends qu’un sondage montre que les Américians ne mettent plus, loin de là, les préoccupation environnementales au premier plan. L’ennui, c’est que la catastrophe environnementale, elle, ignore ce fait.
Sélection de quelques passages du billet de Nate Silver, traduits par mes soins (merci de me communiquer un éventuel contre-sens) :
[en] When the economy slows down, two things happen. First, less carbon is emitted. Nobody likes to say this in polite company, but a global economic near-depression is probably the single best “program” one could imagine for curtailing carbon emissions. Vehicle miles traveled are down in the United States in spite of significantly cheaper gas prices; industrial production has slowed; China and India are not increasing their carbon usage as fast as anticipated. This presents one small hedge, at least, against the decline in welfare that is otherwise brought about by an economic crisis.
[fr] Quand l’économie ralentit, 2 choses se passent. Tout d’abord, on émet moins de carbone. Ce ne sont pas des choses qu’on dit en société, mais une quasi-dépression économique globale est probablement le seul et meilleur “programme” qu’on peut imaginer pour diminuer les émissions de carbone. Le nombre de kilomètres parcourus aux États-Unis par des véhicules a baissé [(diminution de 1,6 % en décembre 08, par rapport à décembre 07)] malgré des prix à la pompe bien plus bas. La production industrielle a ralenti. La Chine et l’Inde n’augmentent pas leur consommation de carbone aussi vite que prévue. Ceci représente un petit aspect positif, finalement, du déclin de la protection sociale induit par une crise économique.
À l’inverse, les problèmes liés à la couverture santé ont tendance à s’aggraver. Un graphique rappelle que la proportion d’Américains couverts par une assurance privée est passée de 76 % en 1987 à moins de 68 % en 2007. L’auteur rappelle bien que les crises ne sont pas les seules responsables de ça, puisque les gouvernements successifs ont parfois pris des décisions qui ont conduit à ces chiffres. N’empêche, les crises accentuent à chaque fois la baisse du taux de couverture santé.
Il est donc normal que les politiques au pouvoir cherchent à répondre aux préoccupations les plus criantes de la population, remettant à plus tard les choses moins urgentes. Mais, comme le remarque Nate Silver : that “later” may turn out to mean “never” — and “never” is not an acceptable alternative when we are near “so many environmental tipping point…
, en français : ce “plus tard” pourrait devenir “jamais”. Et “jamais” n’est pas une solution acceptable quand nous sommes proches de tant de points de bascule dans l’environnement.
Et les points de bascule ou points de non-retour, on les connait : érosion de la biodiversité de plus en plus rapide, sécheresse en Amazonie qui augmente les émissions de CO2, fonte des pergélisols en Sibérie et libération de méthane, fonte des glaces qui diminue l’albédo des pôles et accélère à nouveau le réchauffement global… L’Europe et la France ont hélas mis plus ou moins de côté l’écologie pour régler la sortie de crise. Mais il est probable que la crise environnementale n’attende pas sagement une sortie de crise économique pour nous tomber dessus. Les points de bascule approchent, aidés par les rétroactions positives que j’ai citées plus haut : les effets du réchauffement climatique ont des conséquences qui à leur tour accélère le même réchauffement.
Alors on ne sortira pas de la crise économique uniquement par l’économique. Plutôt que de chercher à redémarrer la machine, il faut carrément changer de machine. C’est tout le sens du Bruxelles de l’emploi (PDF) proposé par Europe Écologie : préparons les emplois de demain, changeons notre économie, améliorons la prise en compte de l’écologie et de l’environnement plutôt que de casser les rares outils simples et compréhensibles.
Alain Minc se “Zemmourise”
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Consommation, Dans les médias, Ecologie, Economie
Alain Minc était, il y a encore quelques années, une personnalité à juste titre respectable et respectée. Mais voilà, comme beaucoup, depuis l’arrivée de Sarkozy au pouvoir il s’est “Zemmourisé” et a rejoint les rangs de la droite réac’ et décomplexée.
Un exemple : hier, sur France 2, dans un débat avec Cochet, Alain Minc a en gros dit que l’écologie c’était du pipi de chat (je schématise), un truc à la marge, un truc dont on parle beaucoup mais qui n’est important que pour les bobos écolos parisiens.
Ok, en disant ça il voulait se faire remarquer en se mettant volontairement à contre-courant à la manière d’un certain Claude Allègre ou d’un Vaclav Klaus qui affirment que le changement climatique n’existe pas. Pas très classe M. Minc !
A travers ça ressort une chose plus globale : autour de nous on voit tous les jours de plus en plus de gens, pas forcément les plus fortunés, ni les plus boboïsés, prendre conscience et agir pour préserver la planète. Ils comprennent, eux, qu’on ne peut plus faire comme avant. Que écologie et économie sont liés, que la santé dépend non seulement de ce qu’on mange mais aussi de l’endroit où on vit ou de l’air qu’on respire. La preuve : ils étaient 3 millions à regarder l’émission sur France 3 sur les dangers des déchets radioactifs (un record !). Mais voilà, au dessus de ces gens “normaux” qui comprennent, il y a malheureusement certains grands penseurs et décideurs qui se sont tellement détachés de la vie réelle qu’ils ne comprennent pas et même ne veulent pas comprendre. Alors, ils sont toujours persuadés qu’on peut faire du neuf avec du vieux, que la croissance est la solution à tous les maux et que le dirigisme peut sauver le libéralisme.
Carton rouge Mesdames et Messieurs !
Salon de l’agriculture: l’imposture
Par Jonathan Morice | Catégorie(s): Agrocarburants, OGM, Bio, Agriculture
Le Salon de l’agriculture? C’était la grande inconnue. Certes, au moment de la campagne présidentielle, j’avais en bon militant distribué quelques tracts anti-OGM devant les portes d’entrée de cet immense raoult médiatico-populaire, mais sans trop d’illusions. Le Salon, dans mon esprit, c’était des concours de beauté pour bovins bien bâtis et habitués aux spotlights et puis c’est tout.
Cette année, tout allait être différent. Pour ce deuxième salon de l’agriculture post-Grenelle (déjà!), rien ne serait plus comme avant. Cette fois, dans cette grande opération de communication, seraient mis en avant le Bio, l’agriculture respectueuse de son environnement, la consommation responsable. Bah quoi, on peut toujours rêver, non? Et puis, même si ce n’est pas le cas, c’est toujours l’occasion d’une petite dégustation… Ah nan? Même pô? Baudiou!
A la place de la TP, des brioches ?
Par Antoine Astruc | Catégorie(s): Général
Énervé, effaré, paniqué par l’annonce brutale de notre président de supprimer dès 2010 la TP, je suis aussi inquiet par tout ce que cela révèle.
D’un coté, la plupart des grandes villes de France construit des procédés de démocratie participative tentant jour après jour de prouver par l’exemple que chaque reforme doit être partagée avec la population concernée qui va la mettre en œuvre et se l’approprier suffisamment pour que ce soit un succès.
De l’autre coté, le président de la république, élu par suffrage universel direct mais dont les pouvoirs ne sont pas tout, annonce, par fracas médiatique, la mesure la plus importante pour les collectivités depuis bien longtemps, et ce, à la télé, sans la moindre consultation minimale (même pas un bandeau SMS).
Blackout ?
Par Alexis Prokopiev | Catégorie(s): Energies, Consommation, Nucléaire, Ecologie, Economie, France
Il y a quelques années, lors d’un blackout aux USA, un responsable d’une compagnie d’électricité nationale nous annonçait, moqueur, qu’une telle chose était impossible en France car, figurez-vous, on a “un parc nucléaire d’exception”. Ouf, on est sauvés.
Ce matin, pourtant, un autre responsable de cette même compagnie nous mettait en garde sur i-Télé contre une possibilité de blackout en Bretagne. La faute, bien sûr, aux consommateurs qui consomment trop par temps de grands froid et éventuellement aux écolos qui ne veulent pas d’une deuxième ligne à haute tension. Facile !
Non, “Monsieur le responsable”. La faute est à la politique d’isolation et de chauffage en France, puisque, justement sous votre pression, la priorité absolue est donnée depuis des années au chauffage électrique dans les immeuble. Moyen le plus inefficace et le plus coûteux de chauffer un foyer, certes, mais vu que c’est notre “fierté nucléaire nationale”, on peut bien supporter cela. Puis, vient le transport que cette électricité nucléaire nécessite. Centralisé et planifié, ce transport enregistre des pertes de 10% à 25% d’électricité entre le point de production (une centrale nucléaire) et son arrivée dans un foyer en Bretagne, chez le consommateur. D’où des pertes économiques colossales et … un risque de blackout.
La solution ? Encore et toujours une meilleure isolation des logements qui permet de consommer moins pour se chauffer. Et bien évidemment les énergies renouvelables si leur production n’est pas centralisée. Consommer moins, produire de l’énergie localement, ne pas la transporter par des lignes à haute tension (qui détruisent les paysages) et éviter ainsi les blackouts tout en baissant la facture des ménages à moyen terme.
Le programme de Barack Obama sur l’énergie
Par Adrien Saumier | Catégorie(s): Élections, Energies, Voiture, Ecologie, International
Il est évident que le “président-élu” traite d’autres sujets dans son programme, mais concentrons-nous sur l’environnement, envisagé quasi exclusivement sous l’angle énergétique.
Difficile de passer cet évènement sous silence, l’élection de Barack Obama met fin à 8 ans de présidence Bush (plus précisément le 20 janvier prochain, mais la période de transition entre les 2 administrations est très importantes, surtout avec un président sortant aussi impopulaire qui ne pourra prendre aucune décision sans un aval de son successeur).
Le sujet qui nous intéresse : l’énergie. Quel est le programme d’Obama dans ce domaine ? On peut dire que là aussi, “change has come”. Une phrase pourrait tout résumer : “Make the U.S. a Leader on Climate Change”, faire des États-Unis le meneur de la lutte contre le changement climatique (formule un peu maladroite en anglais, à mon sens). Rien que ça rompt complètement avec la négation du changement climatique d’origine humaine porté par l’administration Bush. Ça fait du bien.
D’après la page consacrée à l’énergie et l’environnement sur le site Change.gov, on peut s’attendre à :
- démarrage d’un plan économique pour réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre des habitations, d’ici à 2050 ;
- 150 milliards de dollars sur 10 ans pour développer les énergies renouvelables (estimation de 5 millions d’emplois créés) ;
- 10 % de l’électricité par les énergies renouvelables d’ici à 2012, 25 % pour 2025 ;
- développement de la source d’énergie la moins chère, la plus propre et la plus rapide : l’efficacité énergétique.
Hélas, il y a du moins bon (mais heureusement, rien sur le développement du nucléaire, mais rien sur son arrêt non plus) :
- développer et déployer la technologie du “charbon propre” ;
- promouvoir la production “responsable” de pétrole et de gaz naturel (ce qui peut vouloir dire n’importe quoi) ;
- une non remise en cause des déplacements automobiles, même si un soutien aux hybrides est annoncé :
- souhait d’un million de ces voitures sur les routes d’ici à 2015 (des voitures faites dans des usines américaines bien sûr)
- crédit d’impôt de 7000 $ pour l’achat d’un de ces véhicules.
- Ce n’est pas indiqué sur Change.gov, mais Obama a également beaucoup soutenu les agrocarburants, arnaque écolo par définition.
Verre à moitié plein, verre à moitié vide, finalement. Il serait illusoire de penser que Barack Obama, à lui seul, changerait la donne. Néanmoins, on change de registre par rapport à l’administration précédente et même sans remise en cause de la société du gaspillage, le gouvernement fédéral prend la suite des dizaines d’initiatives locales déjà existantes dans ce pays.
(Ce texte est une reprise de la lettre irrégulière du groupe J’économise l’énergie sur Facebook.)









