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L’épopée du Probo Koala

Published by Alexis Prokopiev | Filed under Toxiques, Déchets, Vidéos


Probo Koala : le libéralisme prédateur
envoyé par leruisseau

On s’en souvient bien. Du 19 au 20 aout 2006, le Probo Koala, navire russe battant pavillon panaméen et exploité par une société hollandaise, déversait plusieurs centaines de tonnes de déchets toxiques à Abidjan (Côte d’Ivoire) faisant 8 victimes parmi la population.

Grâce à une couverture médiatique importante et à l’action de plusieurs ONG telles que Greenpeace, l’affaire du Probo Koala a été révélée au grand public. Sous la pression les autorités ont pris des mesures. Ont-elles été suffisantes? Quelles en sont les conséquences? Et combien de “Probo Koalas” envoie-t-on en Afrique, en Amérique Latine ou dans les pays d’Europe Centrale et Orientale chaque année? Ce reportage de l’équipe de l’émission “Complément d’enquête” essaye de donner une réponse à ces questions.

juin 7th, 2007

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One Response to “L’épopée du Probo Koala”

  1. Jonathan Morice Says:

    Il est clair que la Convention de Bâle sur les mouvement de déchets dangereux est souvent détournée, y compris par les pays de l’OCDE qui ont décidé d’interdire purement et simplement l’exportation vers les pays en voie de développement, par mesure de précaution. Il est un fait que lorsqu’un contrat dispose du “retraitement” de déchets dangereux pour quelques dollars la tonne quand une gestion écologiquement bonne de ces déchets coûte au moins des centaines d’euros, c’est mauvais signe. La dessus, la France a beau jeu d’être l’un des huits pays a avoir signé et ratifié le protocole sur la responsabilité et l’indemnisation en de pareils cas, elle n’a pas manqué de se ridiculiser au yeux de tous quand le Conseil d’Etat a annulé en référé la décision de laisser l’ex-porte avion Clémenceau se faire désamianter en Inde. Cette décision se basait d’ailleurs moins sur le droit international que sur des directives européennes en la matière… A noter que les Etats-Unis, qui jouent la sourde oreille sur les objectifs chiffrés de réduction du CO2 au G8 allemand, sous prétexte que ce ne serait pas assez “tangible” pour être mesuré de manière précise, montrent un mépris des limites de la raison tout aussi patent lorsqu’il s’agit d’un truc aussi concret que des déchets dangereux. Tant qu’on utilisera les pays pauvres comme des poubelles, on aura du mal a être convainquant sur le fait qu’ils devront eux aussi participer à l’effort pour un développement durable!

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