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Recycler des fringues

Published by Adrien Saumier | Filed under Déchets, Economie

UrganiaC’est souvent le lot des petits frères et des petites sœurs, hériter des vètements de l’ainé-e, devenus trop petits. C’est le réflexe le plus répandu de recyclage des vètements. Tout le monde connait également les bennes sur les parkings, destinées aux associations caritatives comme les Petits frères des pauvres, par exemple. Voilà une autre manière de recycler des fringues qui ne sont plus de la bonne taille ou bien qu’on ne veut ou peut plus mettre pour diverses raisons.

Le 24 août avait lieu à Quimper une plénière sur l’économie verte (Une entreprise respectueuse dans une économie Verte, mp3 de 2h). Une certaine Véronique Sébire était venue témoigner sur la création de sa TPE, Urgania. D’entreprise personnelle elle va évoluer en SCOP (société coopérative de production) et embaucher.

Que fait Urgania ? Elle va se servir dans les bennes sur les parkings. J’ai découvert avec effroi, tout comme le reste de la salle, que 80 % des vètements “jetés” dans ces boîtes à don étaient inutilisables en l’état, tout juste bon pour la déchetterie ou l’incinérateur. Urgania fait donc le tri parmi ces “encombrants” pour en récupérer la moitié et en faire de nouveaux vètements. Cette coopération avec les structures caritatives est complétée par de plus en plus de dons en direct.

Quand on connait la pollution générée par les cultures du coton, extrêmement gourmandes en eau, souvent dispendieuses en pesticides (sans parler des éventuelles conditions de travail des ouvriers agricoles), on comprend à quel point le recyclage de pièces de coton peut être importante. Les fibres synthétiques sont également importantes, en raison de leur dépendance à l’industrie pétro-chimique.

On s’attendrait à ce que la boutique Urgania ne propose que des ponchos ou des grandes jupes en patchwork. Il y en a. Mais on trouve aussi des pantacourts en jean ou des robes de soirées avec épaules apparentes et dos nus. C’est certes une mode loin de Jennifer ou Pimkie, mais pas tellement. C’est surtout une des multiples manières de remettre en cause le réflexe de jeter un objet dès qu’on juge ne plus en avoir besoin ; cela vaut pour les fringues comme pour l’électronique ou les ustensiles de cuisine.

Le but de cette future coopérative est également de militer pour le commerce équitable à nos portes (des couturiers et créateurs en France), tout en prouvant qu’une économie à partir des déchets est possible. Pas seulement dans leur traitement (ça, Véolia sait le faire), mais dans leur valorisation et leur utilisation pour le “beau” et la mise en valeur de soi.

À retenir :

août 31st, 2007

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2 Responses to “Recycler des fringues”

  1. Anne-Sophie Says:

    Ce que tu ne dis pas Adrien, c’est, je crois, qu’elle a du beaucoup de mal à vendre son affaire sur des salons de fringues qui se disent bio ou équitables, ce que je trouve fort dommage… Enfin, c’est ce que m’avait dit un ami qui connait bien Véronique et qui m’a fait découvrir URGANIA!…

  2. Larri Says:

    It’s a joy to find sonemoe who can think like that

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