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Grenelle, le fait du Prince en direct à 16h00
Published by Jonathan Morice | Filed under Grenelle de l’environnement, Général
C’est aujourd’hui que débute la phase finale du Grenelle de l’environnement. C’est le moment où l’Élysée tranche dans le vif d’un débat qui est resté, jusqu’au bout, plus ouvert qu’on ne pouvait le penser. Demain soir, nous serons fixés et nous pourrons livrer une analyse critique des mesures concrètes qui seront proposées, au regard de la grille d’analyse que nous vous avions livré il y a quelques mois.
J’étais, au sein de l’équipe Écopolit, sans doute le moins pessimiste sur les résultats de cette exercice. Je remarque que tout le monde, jusqu’au bout, a essayé d’adopter une attitude constructive, y compris les étudiants engagés pour le développement durable, invités aujourd’hui au ministère de l’écologie. Pourtant, ça démarrait mal et le gouvernement a souvent confondu vitesse et précipitation.
Alors, la montagne va-t-elle accoucher d’une souris ? Et à tout le moins, cette souris sera-t-elle verte ? Jean-Louis Borloo a tort de se répandre sur les mesures finales alors même que les arbitrages officiels, un niveau ou deux au-dessus de lui, ne sont pas officialisés. Il donne l’impression que tout est plié, et que les deux jours du “Grenelle” proprement dit ne sont qu’une vaste mascarade. Il est vrai que l’on sait, depuis bientôt quinze ans maintenant, ce qu’il convient de faire : de l’écologie, on sait faire. Mais jamais la société n’avait été aussi réceptive au message.
Surtout, jamais les idées n’avaient été aussi précises sur ce que doit être un développement durable : économie circulaire (AMAP, circuits courts, écologie industrielle), économie de fonctionnalité (location, accès plutôt que possession, Vélib’ et autopartage en étant de parfaites illustations), économie mieux informée (étiquettage, prix selon l’impact écologique, taxe carbone, publicité contrôlée), économie solidaire (commerce équitable, logements sociaux faiblement consommateurs d’énergie, réduction de la facture énergétique des ménages défavorisés, compensations).
Le débat a été plus ouvert que prévu sur les OGM et les incinérateurs, par exemple, mais aussi fermé qu’on pouvait le craindre sur le nucléaire, le moratoire sur les autoroutes et l’électricité de façon générale. Il y aura encore beaucoup de travail à accomplir après cette échéance. On peut notamment regretter, que, contrairement à ce qui s’est déjà passé en 1981 (!), le débat en région n’ait pas précédé le débat au niveau national. Du Up-bottom-Up plutôt que du Bottom-Up. Toutefois, la participation de 16 000 personnes, sans être délibérativement représentative, est un gage de sérieux.
C’est ce qu’a relevé le conseiller d’État chargé d’évaluer la transparence des débats sur le Grenelle de l’environnement. Par exemple sur la taxe carbone: “Le débat est large et non consensuel : l’idée de payer un impôt destiné à diminuer le carbone dans l’économie est acceptée, à condition qu’on fasse au public la démonstration que le but est peu à peu atteint et qu’il ne s’agit pas d’un impôt de plus”.
Les positions des uns et des autres sont maintenant bien connues, et de nouvelles alliances se dessinent pour les écolos : une partie des syndicats, du patronat, les collectivités locales, des administrations et une majorité du grand public sont de notre côté. En témoigne le succès relatif de l’opération “5 minutes pour la planète”, 5 min durant lesquelles l’équivalent de 10 millions d’ampoules à incandescence ont été éteintes.
Quant aux ennemis, ils ont clairement pour nom Copé, Allègre ou encore Attali (le vieux, pas celui des années 70). En gros, les vieux productivistes à la papa ou les politicards clientèlistes.
Notre retard sur nos partenaires européens reste important, comme le notait Alternatives économiques. C’est pourquoi l’attente est immense : nous voulons des objectifs chiffrés, un échéancier, un respect de nos engagements européens, de l’exemplarité, du courage politique.
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octobre 26th, 2007 at 16h03
[…] au Parlement (Assemblée et Sénat)” conclut-il. Une conclusion que cautionne également Jonathan en affirmant que “le débat a été plus ouvert que prévu sur les OGM et les incinérateurs, […]